Les dauphins utilisent un double sonar biologique

first_imgLes dauphins utilisent un double sonar biologiquePubliée récemment dans la revue Biology Letters, une étude américano-suédoise montre que les dauphins émettent un double faisceau d’ultrasons pour mieux localiser les objets de leur environnement. Grâce à un dispositif qu’elle a développé elle-même, comportant pas moins de 47  hydrophones (microphones sous-marins), Josefin Starkhammar, physicienne à l’Université de Lund (Suède), en collaboration avec des biologistes de la National Marine Mammal Foundation de San Diego (États-Unis), a pu mettre en évidence, chez le dauphin, l’émission simultanée d’un double faisceau d’ultrasons, chose qu’ignoraient les cétologues, qui étudient pourtant le sonar biologique (ou système d’écholocalisation) de ces animaux depuis les années 1960.À lire aussiDes dauphins surpris en train de faire du ”toboggan” sur des baleines au large d’Hawaï”Les faisceaux ont des fréquences différentes, et peuvent être envoyés dans des directions différentes. L’avantage, pour le dauphin, est probablement de localiser l’objet plus précisément”, explique la chercheuse, qui pense que les émissions pourraient venir des deux différents organes émetteurs de sons de l’animal, organes dont l’existence est bien connue mais dont on pensait qu’un seul était actif.Cependant, une autre explication pourrait être un processus complexe de réflexion des ondes sonores à l’intérieur du crâne, siège de l’émission. Aussi, Josefin Starkhammar insiste sur la nécessité de poursuivre plus avant ces recherches, qui pourraient amener des progrès dans notre technologie des sonars, mais aussi dans la protection des cétacés contre les nuisances sonores.Le 13 juin 2011 à 16:29 • Emmanuel Perrinlast_img read more

Les messages antiobésité ont du mal à passer daprès une association

first_imgLes messages anti-obésité ont du mal à passer, d’après une associationJeudi, l’association Observatoire de l’obésité (Obobs) a dénoncé l’impact limité qu’avaient les messages destinés à lutter contre l’obésité. Elle invite les industriels de l’agroalimentaire à communiquer davantage sur le sujet. Selon les estimations, entre 12 et 15% des enfants seraient en surpoids ou souffriraient d’obésité dans l’Hexagone. Un phénomène dont les autorités sanitaires alertent régulièrement afin d’inciter les programmes de sensibilisation et d’action. Toutefois, il semblerait que les messages anti-obésité adressés dans le cadre du Programme national de nutrition santé (PNNS) aient aujourd’hui un impact limité. En effet, l’association Observatoire de l’obésité (Obobs) a mené une étude des échanges sur les forums de discussions et en a déduit que les messages avaient du mal à passer dans la population. À lire aussiPourquoi le café donne-t-il envie de faire caca ?Plus précisément, cette association de prévention de l’obésité infantile a filtré sur des réseaux sociaux entre juillet et novembre 2011 quelque 20.000 discussions tournant autour de l’obésité ou du surpoids. De cette observation, est ressorti que le sport n’apparaît que de façon marginale dans les échanges et que les recommandations du ministère de la Santé de manger cinq fruits et légumes par jour et de manger-bouger ne figurent absolument pas dans les conversations des internautes, rapporte l’AFP. Des résultats qui rejoignent ceux d’enquêtes précédentes telles que celle du Crédoc, diffusée en novembre et qui montrait que seuls 27% des Français respectaient la recommandation officielle de manger au moins cinq portions de fruits et légumes par jour.Au vu de ces conclusions, l’association recommande donc aux industriels de l’agroalimentaire de s’impliquer davantage pour la prévention de l’obésité et de mieux faire connaître leurs actions. L’Obobs note en effet que les industriels sont parfois tentés de ne pas en faire publicité. Elle évoque ainsi le cas d’une chaîne de restauration rapide qui n’a pas cru bon, selon l’association, de communiquer sur le fait qu’elle ajoutait désormais des tomates cerises à son menu pour enfant par souci d’équilibre nutritionnel. Aujourd’hui, l’association voudrait jouer le rôle de fédérateur des initiatives individuelles des firmes agroalimentaires et appelle les industriels vertueux à venir s’associer à sa démarche. “Notre idée n’est pas d’être complaisant avec les industriels mais d’être un activateur”, a commenté le Dr Pierre Azam, médecin nutritionniste qui a fondé l’Obobs en 2009.Le 15 décembre 2011 à 19:37 • Maxime Lambertlast_img read more